Le calme avant la tempête? Synthèse du 20 décembre 2016

Publié le par collectif anti-gaz de schiste des Arcs sur Argens

Quoi de neuf depuis trois mois, à l’aube de changements politiques majeurs ?

Tout semble calme en Europe…

En Slovénie l'eau potable devient un droit constitutionnel. Bravo !

MAIS

  • N’oublions pas que le Royaume-Uni vient, après le Yorkshire, d’autoriser une nouvelle exploitation de gaz de schiste dans le Lancashire, passant outre le refus du conseil du comté de toute extraction de gaz de schiste (juillet 2015).
  • N’oublions pas que le pétrolier britannique Ineos qui vient d’importer sa première cargaison de gaz de schiste américain rêve d'en exploiter au Royaume-Uni et promet de reverser 6% des revenus des puits aux communautés locales…
  • N’oublions pas qu’en Lorraine la société FDE a le projet de 14 forages d'exploration de gaz de couche ( gaz de houille, coal seam gas) à très court terme, forages pour lesquels la fracturation hydraulique doit être utilisée, comme pour tout gaz non conventionnel.
  • Certes Ségolène Royal vient d'interdire le renouvellement d'un permis dans le Sud-Ouest : il s’agit du permis de recherche d’hydrocarbures dit de Saint-Griède dans le Gers, permis pour le renouvellement duquel la société australienne Gas2Grid vient d’obtenir gain de cause auprès du Tribunal Administratif de Pau. Mais que vaut cette décision de Royal à 5 mois d’un changement de gouvernement, alors que le Tribunal Administratif intime au Ministère de l’Environnement d’accorder la prolongation de ce permis ?

Tout semble moins calme dans le monde…

Certes dans l’Etat de Victoria en Australie le projet de loi sur l’interdiction permanente de la fracturation hydraulique a été adopté, mais cette adoption a été immédiatement suivie d’une plainte de la société pétrolière Lakes Oil qui réclame plus de 2 milliards de dollars de dommages et intérêts à l'Etat de Victoria.

UN EXEMPLE DE CE QUI NOUS ATTEND AVEC LE CETA ?

…Tout semble beaucoup moins calme aux États-Unis !

AVIS DE TEMPÊTE SUR LE CLIMAT !

En effet l'activité reprend dans l'industrie du pétrole de schiste, dopée par la décision de l'OPEP de limiter sa production et par l’élection de Donald Trump.

  • Nouveaux forages, nouvelles plates-formes pétrolières qui bénéficient des avancées technologiques que les firmes ont dû développer pour survivre pendant ces deux années de prix déprimés…
  • Total, qui, pour ne pas être en reste, prend le contrôle du gisement de gaz de schiste de Barnett…
  • Donald Trump qui forme un cabinet de milliardaires climato-sceptiques
  • Certes l’EPA, l’Agence de protection de l’Environnement américaine, vient, fait nouveau, de reconnaître que la fracturation hydraulique peut avoir un impact néfaste sur les ressources en eau, mais quand on voit que le futur chef de cette même EPA est le climato-sceptique Scott Pruitt qui considère le changement climatique comme un vaste canular…

Mais tout n’est pas noir au pays de l’or noir!

Nos amis américains se mobilisent contre la fracturation hydraulique (fracking) et reçoivent le soutien inattendu des héritiers de Rockefeller, dont nous avons déjà mentionné l’attitude hostile à ExxonMobil. Le « Rockefeller Fund » reproche en effet à ExxonMobil son climato-scepticisme criminel et ce combat s’accentue aujourd’hui comme le montrent une interview de Valérie Rockefeller par Paris Match et d’autres documents de la New York Review of Books.

Pour preuve aussi la victoire des Sioux de Standing Rock dont le collectif des Arcs s’est déclaré solidaire : certes cette victoire contre le « serpent noir », le Dakota Access Pipeline, est fragile mais le formidable élan de solidarité en faveur des Indiens est un signe fort qui doit nous encourager à maintenir notre vigilance et notre mobilisation.

 

BIG OIL LE RETOUR ?

NOUS NE RESTERONS PAS PASSIFS !

NOUS N’HÉRITONS PAS DE LA TERRE DE NOS ANCÊTRES, NOUS L’EMPRUNTONS A NOS ENFANTS

 

 

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